A PROPOS

Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom…
Ça commence toujours comme ça. Le son de la guitare et celui de la contrebasse. La pompe peut aussi bien annoncer une nouveauté qu’un vieux succès, une chanson de salle de garde qu’un poème oublié. Parfois, quelques spectateurs applaudissent, croyant reconnaître la chanson qui vient. Brassens les regarde, mi complice, mi moqueur, amusé, farceur…Brassens invente son propre music-hall, intime, minimaliste, singulier. Et terriblement efficace. Quand Montand fait des claquettes, change de costume, joue avec un chapeau, mime, cabriole, sautille, caracole, Brassens se contente de lever un sourcil, de pencher la tête, d’esquisser un sourire.
Brassens a 100 ans. En lui faisant la fête on évitera d’être officiel ou cérémonieux, solennel ou protocolaire. On tentera, par la joie partagée, de lui exprimer notre reconnaissance, notre admiration, notre éternelle affection, mais sans trop s’épancher, sans trop se répandre. On craindrait de le rendre mal à l’aise, de passer pour des cons. On veut bien se faire traiter de cons mais des braves cons, comme moi, comme toi, comme nous, comme vous.

Brassens a 100 ans.
Bon anniversaire monsieur.

Pom, pom, pom, pom, pom, pom, pom, pom, pom…
François Morel

DISTRIBUTION

DISTRIBUTION
François Morel
Judith Chemla
Juliette
Thibaud Defever
Antoine Sahler
Amos Mah
Lucrèce Sassella
PRODUCTION
Les Productions de l’Explorateur –
Scène Nationale de Sète – Ville de Sète

GALERIE

Clips et Teasers

Centenaire Georges Brassens Ep. 11 avec François Morel

EN TOURNÉE

Photographie © Manuelle Toussaint

A PROPOS

«Raymond Devos, mesdames et messieurs, est un miracle qui est apparu, singulier, sur la scène du music-hall français. Il ne ressemblait à personne. Personne, plus jamais, ne lui ressemblera. C’est comme ça. Il faut se faire une raison. Même si on n’est pas obligé… de se faire une raison. Il est plus opportun en évoquant Devos de se faire une folie. Un grain de folie capable d’enrayer la mécanique bien huilée de la logique, de la réalité, du quotidien. Ceux qui l’ont vu s’en souviennent : Raymond Devos fut un phénomène rare. Comme les arcs-en-ciel de feu circulaire, comme les colonnes de lumière, comme les vents d’incendie, comme les nuages lenticulaires, il a surgi, miraculeux et mystérieux, derrière un rideau rouge qui s’ouvrait sur l’imaginaire. On n’avait jamais vu ça! Et, devant cet homme en apesanteur, on avait le souffle coupé.»

François Morel

DISTRIBUTION

Spectacle de et avec François Morel

Textes Raymond Devos

Avec Antoine Sahler ou Romain Lemire

Musique : Antoine Sahler
Assistant à la mise en scène : Romain Lemire
Lumières : Alain Paradis
Son : Camille Urvoy
Costumes : Elisa Ingrassia
Poursuite : Françoise Chapero ou Madeleine Loiseau
Conception, fabrication et mise en jeu des marionnettes :
Johanna Ehlert et Matthieu Siefridt/ Blick Théâtre
Direction technique : Denis Melchers
Archives sonores : INA (Radioscopie 1975)

Remerciements : Didier Gustin, Tullia Morand et la Fondation Raymond Devos

Affiche : Pascal Rabaté (visuel) et Frédéric Méi (graphisme)

Création : 22 mai 2018
Durée : 1h30

Production

Commande de Jeanine Roze Production pour les Concerts du Dimanche Matin.
Les Productions de l’Explorateur, Châteauvallon, Scène nationale, La Coursive, Scène Nationale de la Rochelle, La Manekine, scène intermédiaire des Hauts-de-France.

Production déléguée : Valérie Lévy assistée de Manon Pontais

GALERIE

Clips et Teasers

Teaser :

Quartz & Curious François Morel :

Merci Monsieur Devos ! Par François Morel :

Raymond Devos en tête à tête avec François Morel :

EN TOURNÉE

Photographie © Frédéric Mei

A PROPOS

Partez en bonne compagnie fêter la mer et l’amitié : avec François Morel à la proue, l’humour est sur le pont, les chants de marins gonflent les voiles !

Feuilletant une vieille revue trouvée dans un vide-greniers, François Morel découvre les chansons d’un marin breton, Yves-Marie Le Guilvinec, disparu en mer en 1900. Auteur inconnu natif de Trigavou, près de Saint-Malo, Le Guilvinec laisse à la postérité des poèmes tracés au calva, des lettres imbibées de tafia, et une existence d’oublié océanique.

François Morel et ses complices Gérard Mordillat et Antoine Sahler recomposent les chansons disparues. Sur scène, François Morel, entouré d’Antoine Sahler, Romain Lemire, Amos Mâh et Muriel Gastebois, redonne corps et voix aux mots du poète dont il s’empare avec gourmandise : « Je n’irai pas à la morue mon capitaine mon capitaine, je n’irai pas à la morue sans avoir embrassé Lulu (…) ». Ensemble, ils prennent le large et réhabilitent à contre-courant une poésie joyeuse et populaire, dans un hymne à l’ivresse de l’air salé, à la liberté et à la fête.

Nul doute que vous fredonnerez longtemps « Tous les marins sont des chanteurs… ».

DISTRIBUTION

Biographie Gérard Mordillat
Chansons Yves-Marie Le Guilvinec – adaptées et réarrangées par François Morel, Gérard Mordillat et Antoine Sahler
Musique Antoine Sahler

avec

François Morel
Romain Lemire / Gérard Mordillat
Antoine Sahler : guitare, clavier, accordéon, trompette, chœur
Amos Mah : violoncelle, guitare, chœur
Muriel Gastebois : percussions, chœur

Décor : Edouard Laug / Lumière : Alain Paradis / Son : Yannick Cayuela / Vidéo : Camille Urvoy / Costumes : Elisa Ingrassia

Direction technique : Denis Melchers
Habilleuse : Ève Le Trévédic
Affiche : Frédéric Mei
Réalisation du décor : Les Ateliers Jipanco
et Cie
Remerciements : Jean-Yves Crochemore

Durée : environ 1h30

Production : Les Productions de l’Explorateur
avec le soutien du Centre National de la Musique, du Théâtre du Vésinet et du Théâtre de l’Olivier – Scènes et Cinés, scène conventionnée Art en territoire et le partenariat d’Armorlux

Production déléguée : Valérie Lévy
assistée de Manon Pontais

GALERIE

Clips et Teasers

Teaser :

Presse écrite

LE MONDE :

« Tous les marins sont des chanteurs, comédie musicale drolatique, drôlerie enchantée, patronage très haut de gamme, le tout réglé comme du papier à musique par ce pitre amiral qu’est François Morel. »
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ARMELLE HELIOT :

 » Un divertissement léger, espiègle, et tout l’art du grand François Morel pour donner un supplément de sentiment à cette épopée bretonne qui sent bon le varech et l’air salé. A voir entre amis, pour se détendre et rire. Car c’est très drôle, souvent, évidemment, avec cette bande ! Et ça fait du bien. »

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JACQUES NERSON (L’OBS) :

« Morel n’est pas breton, il est normand, mais connaissant son talent de chanteur et de comédien, la drôlerie et la finesse de ses billets pour France Inter, on se doute que, malgré la mélancolie des chansons de marin, le spectacle n’est pas triste. »

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LE FIGARO MAGAZINE :

 » Le résultat est formidable. Outre la poésie des mots, parfois crus, il y a la qualité musicale de ce florilège d’airs entraînants et vivifiants. »

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LA TERRASSE :

 » (…) Voilà pourquoi le travail mémoriel entamé par François Morel, Gérard Mordillat et Antoine Sahler n’est pas seulement une réussite théâtrale : il est un hommage vibrant à tous les prolétaires de Bretagne et d’ailleurs (…). L’ensemble compose un spectacle épatant d’émotion, de drôlerie et de poésie. À ne pas rater ! »

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Retrouvez en cliquant ici la Revue de presse complète suite aux représentation du Théâtre du Rond-Point.

EN TOURNÉE


Dates passées

Photographie © Arnaud Journois

A PROPOS

Valentin & François Morel

Le dictionnaire amoureux de l’inutile (PLON)

Après avoir écrit ce livre malicieux à quatre mains, édité chez Plon, François Morel, le père et Valentin, le fils se rejoignent sur scène pour une lecture à deux voix des meilleures pages d’un dictionnaire pas comme les autres. François parle à la radio, le vendredi matin sur France Inter et monte sur les planches ; il a la drôlerie des années 50 mêlées à l’humour d’aujourd’hui. Valentin a été assistant réalisateur au cinéma, puis l’heureux chauffeur de Jean-Pierre Bacri. Il est actuellement en pleine reconversion professionnelle.

Leur livre plein d’échos et de réminiscences est aussi indispensable qu’inutile. Une promenade de A à Z dans nos émotions. Un dictionnaire alliant futile et indispensable : commentant les souvenirs et évocations des ricochets et des cocottes en papier, l’expression « peigner la girafe », les petits trains électriques, les télégrammes de première et les speakerines…. L’ouvrage pose aussi ses questions fondamentales : L’homme est-il plus utile que la langouste ? La pomme de terre est-elle plus indispensable que le liseron ? L’idiot du village moins nécessaire que le membre de l’Institut ? … Les notices et définitions de leur dictionnaire musardent et vantent les mérites de la grasse matinée et des contrepets dans les discours des ministres, ou comble du confort domestique : explicite comment se sentir mieux, rien qu’en écoutant la météo marine bien au chaud sous la couette…

Durée : 60 mn

GALERIE

EN TOURNÉE

Photographie © Christophe Manquillet

A PROPOS

Raconter des histoires, encore et toujours.
Qu’est ce que je peux faire d’autre? (Je ne sais pas quoi faire d’autre…)
Ce serait le spectacle qui viendrait juste après la fin du monde.
Raconter des histoires, mais cette fois-ci en chansons.
Plaisir de la musique et surtout des musiciens.
Antoine Sahler, harmonisateur en chef, accompagné de Sophie Alour ou Tullia Morand, Muriel Gastebois et Amos Mah.
On ne change pas une équipe qui gagne (à être connue).
Traquer l’émotion toujours et sans répit.
La voix d’Amalia, une valse sentimentale, une vieille dame sur un banc philosophe le temps de reprendre sa respiration…
Chanter, rire, pleurer, se consoler.
Juliette dirigerait les opérations avec le sérieux d’une Générale d’Artillerie dans un bac à sable.
On ne change pas une équipe qui gagne (du temps) à se connaître.

François Morel
Avril 2015

DISTRIBUTION

NOUVEAU CONCERT DE FRANÇOIS MOREL ET D’ANTOINE SAHLER
MIS EN SCENE PAR JULIETTE

Création le 13 janvier 2016 à La Coursive,
Scène Nationale de La Rochelle

Avec :
François Morel
Muriel Gastebois : batterie, vibraphone, percussions
Amos Mah : contrebasse, violoncelle, guitares
Antoine Sahler : piano, claviers, trompette
Tullia Morand ou Sophie Alour ou Lisa Cat-Berro: saxophones, trombone, flûte, clavier
Lumières : Gaëlle de Malglaive assistée d’Alain Paradis
Costumes : Elisa Ingrassia
Son : Yannick Cayuela
Direction technique : Denis Melchers
Production déléguée : Valérie Lévy

Durée : environ 2h
Age : à partir de 12 ans

Production : Les Productions de l’Explorateur
La Coursive – Scène Nationale de la Rochelle
La Filature – Scène Nationale de Mulhouse
Avec le soutien de l’ADAMI, du CNV et de la SACEM

 

 

GALERIE

Clips et Teasers

Trucs inutiles, le clip officiel :

Ce baiser (Clip officiel) :

Faire un disque c’est bien mais… (1/4) :

Faire un disque c’est bien mais… (2/4) :

Faire un disque c’est bien mais… (3/4) :

Faire un disque c’est bien mais… (4/4) :

EN TOURNÉE

  • CAEN,
    28 au 31 décembre
    Théâtre de Caen


Photographie © Manuelle Toussaint

A PROPOS

C’est bien simple : Rose et Hyacinthe, mariés depuis quarante cinq ans, ensemble depuis toujours, ne s’entendaient sur rien. Hyacinthe et Rose. Rose et Hyacinthe. Hyacinthe était coco, Rose était catho. Hyacinthe aimait boire, Rose aimait manger. Hyacinthe aimait la bicyclette, la pêche à la ligne, le vin rouge, la belote et les chants révolutionnaires. Rose préférait les mots-croisés, le tricot, l’eau de Mélisse, les dominos et les cantiques.
Hyacinthe aimait traîner… À table, au lit, au bistrot, avec les copains, sur un banc, dans un champ, sur les talus, à observer les nuages… «Tu n’es qu’un Père Traînard» lui disait Rose qui était toujours la première debout, la première couchée, la première assise à table, la première levée de table, le repas à peine terminé déjà devant l’évier à nettoyer sa vaisselle. «Madame Gonzales» l’avait surnommé Hyacinthe. En souvenir de Speedy.
Ils avaient dû s’aimer mais c’était il y a longtemps. Il est même probable qu’ils aient pu faire l’amour. L’existence d’une descendance de douze enfants, de neuf petits enfants le laisserait fortement supposer. Moi, j’étais un de ces neuf…

François Morel

DISTRIBUTION

François Morel

Antoine Sahler au piano

150 représentations au 15 novembre 2016

Texte et mise en scene
François Morel

Scénographie Edouard Laug

Lumière Alain Paradis

 

Production déléguée :
Valérie Lévy et
Constance Quilichini

Texte édité aux éditions
Thierry Magnier

Une coproduction La Pépinière,
Les Productions de l’Explorateur

GALERIE

Photographie © Franck Moreau

A PROPOS

Mettons la jolie nappe blanche 
Les fleurs coupées 
Le vin au frais 
Allons déjeuner sous les branches 
Ça va tomber par où ça penche 
La fin du monde est pour dimanche 

Promettez-moi de ne pas rire : je rêve d’un spectacle existentiel. Oui, allons-y, ne nous gênons pas, ne nous mouchons ni du pied, ni du coude, il s’agirait d’un spectacle traitant de la vie, de la mort, autant dire que je deviens ambitieux avec l’âge. Justement, il y sera question de l’âge et du temps qui passe, et aussi de la recherche du bonheur.
Il y sera forcément question de la déchéance, des amours impossibles et d’autres sujets aussi délicieux. 
Oui, je rêve d’un spectacle existentiel : promettez-moi de rire ! 

S’imaginer encore un peu
Presque éternel
Presque immortel
Juste avant de se dire adieu
Ça va tomber par où ça penche
La fin du monde est pour dimanche

François Morel

DISTRIBUTION

Créé le 08 avril 2013, La Coursive, 
scène nationale de la Rochelle. 
319 représentations au 3 septembre 2016

Avec François Morel

Mise en scène Benjamin Guillard

Texte de François Morel

Scénographie, lumière et 
vidéo Thierry Vareille

Effets vidéos et post-production Etienne Waldt

Assistant lumière Alain Paradis

Son Mehdi Ahoudig

Costumes Christine Patry

Direction technique Denis Melchers

 

Production déléguée :
Valérie Lévy et
Constance Quilichini

Photographie © Franck Moreau

A PROPOS

Acteur de variétés, j’ai longtemps été chanteur. Notamment sous la douche, en conduisant ma voiture ou ma tondeuse à gazon. Avec « Collection Particulière », j’ai osé, grâce à la complicité amicale de Reinhardt Wagner et de Jean-Michel Ribes, franchir le Rubicon, chanter sur une scène, derrière un micro, avec un vrai piano et de vraies lumières.
Aujourd’hui, je propose un nouveau rendez-vous avec cet amour de jeunesse qu’est la chanson…
Il y sera question de lendemain de fêtes, de cas sociaux et de nappes à carreaux. On y entendra la voix du GPS mais pas celle du Bon Dieu.
Une croisière qui j’espère s’amusera puisque Juliette, à la mise en scène et Antoine Sahler, parmi d’autres, feront partie du voyage.

François Morel

DISTRIBUTION

Création le 24 février 2010

à La Coursive, La Rochelle

124 représentations au 30 septembre 2013

 

Mise en scène Juliette

Textes et interprétation François Morel

Accompagné de Antoine Sahler,

Lisa Cat-BerroMuriel Gastebois

Musiques Antoine Sahler, 

Reinhardt Wagner

Lumières Gaëlle de Malglaive

assistée d’Alain Paradis

Décor Nils Zachariasen

Costumes Pascale Bordet

assistée de Caroline Martel

Son Yoan Corchia

Régie générale Denis Melchers

 

Les Productions de l’Explorateur,

La Coursive – Scène Nationale de La Rochelle

Production déléguée : 
Valérie Lévy et Corinne Honikman

assistées de Constance Quilichini

Avec le soutien de la Sacem

et l’aide des sociétés Selmer et Premier

Durée 1h30

GALERIE

Photographie © Manuelle Toussaint

A PROPOS

Oh! lala ! je peux très bien supporter un récital de chansons !
Un pianiste, un public, des histoires d’amour.
Une eau bénite, un lanceur de couteaux, Pompidou.
Un sens giratoire, une écuyère.
Des paroles, des musiques, du fromage
Un vrai cabaret, en amitié avec Jean-Michel Ribes.

François Morel

DISTRIBUTION

204 représentations entre le 5 janvier 2006

et le 17 juin 2008

 

Un spectacle de François morel

et Jean-Michel Ribes

Musique composée* et interprétée par Reinhardt Wagner

*sauf pour les musiques de Vincent Delerm

(Les Documentaires) et Juliette (Paulo Virginie)

Mise en scène et textes Jean-Michel Ribes

Textes et interprétation des chansons François Morel

 

Les Productions de l’Explorateur,

La Coursive – Scène nationale de La Rochelle

et le Théâtre du Rond-Point

Production déléguée

Valérie Lévy et Corinne Honikman

Sortie du disque chez Polydor en novembre 2006

et du DVD en mars 2007

GALERIE

Photographie © Manuelle Toussaint

A PROPOS

J’ai eu l’idée de ce spectacle en pensant à Olivier Broche. Sa passion pour le cinéma, sa véhémence parfois, m’ont rappelé celles de Jean-Louis Bory du temps où il participait au « Masque et la Plume ». J’ai approfondi l’idée, je me suis dit que nous pouvions avoir là une belle idée de spectacle qui permettrait de parler du cinéma, de la critique, de l’amitié. Parler également  de cette passion de débattre, de s’opposer qui rend les amitiés plus fructueuses, la vie plus vivante.
 
Jean-Louis Bory et Georges Charensol, c’est pour faire vite, la querelle des modernes et des anciens. Jean-Louis est écrivain. Il a eu le prix Goncourt juste après guerre. Il épouse les combats des années 70 (la libération sexuelle, la défense de l’homosexualité, le féminisme). Georges, est plus âgé, il a écrit plusieurs livres sur ses amis peintres, il regarde le monde et le cinéma avec de la distance. Il « nuance ». Il est moins passionné sans doute mais ne confond jamais les enjeux de sa propre vie avec ceux des films qu’il doit critiquer.
 
Un jour, au café, avant l’enregistrement d’une émission du « Masque et la Plume », Bory et Charensol ont décidé de théâtraliser leurs différences de vue sur le cinéma. Pour revitaliser l’émission, ils ont décidé de mettre en scène leurs dissensions, leurs différences, leurs oppositions. Le succès de leur duo vient sans doute de là. Ils se sont amusés à être parfois méchants l’un vis à vis de l’autre mais leurs relations étaient sous tendues par un vrai respect mutuel, peut-être une affection.
 
J’ai eu envie de décontextualiser les échanges entre les deux critiques. Oublier le cadre de l’émission de radio, oublier le présentateur, les autres protagonistes et se concentrer juste sur deux personnages, sorte de Bouvard et Pécuchet dont les seuls sujets de conversation seraient les films qu’ils ont vus. Nous sommes dans une salle de cinéma, un peu défraichie. Certains fauteuils sont cassés. On se dit qu’on est à la fin d’une période, celle de la cinéphilie. L’ouvreuse, sans doute, sur son i-phone regarde négligemment Lawrence D’Arabie…

François Morel

DISTRIBUTION

Création le 3 mai 2011 
à La Coursive, Scène Nationale de la Rochelle 
172 représentations au 30 septembre 2013

avec Olivier Saladin, Olivier Broche,

et Lucrèce Sassella

 

Mise en scène François Morel

avec la collaboration artistique de 
Christine Patry

Adaptation François Morel 
et Olivier Broche

d’après les échanges entre 
Georges Charensol
 et Jean-Louis Bory

à l’émission radiophonique 
« Le Masque et La Plume » sur France-Inter

Décor Edouard Laug

Lumières Gaëlle de Malglaive, assistée d’Alain Paradis

Costumes Christine Patry et Pascale Bordet

Chorégraphie Lionel Ménard

Direction technique Denis Melchers

 

Les Productions de l’Explorateur,

La Coursive – Scène Nationale de La Rochelle

avec le soutien de l’INA, de France INTER

et d’Ermont sur scènes – Commune d’Ermont

Décor réalisé par les ateliers du Théâtre du Nord

Production déléguée : 
Valérie Lévy et Corinne Honikman

assistées de Constance Quilichini